Publié le 25/09/2026 · Mis à jour le 24/10/2026
Synopsis
Léa Berthier ne s’attend à rien d’autre qu’à quelques semaines de travail lorsqu’elle accepte de remplacer la souffleuse du théâtre municipal de Vernailles. La compagnie prépare une reprise des Heures Basses, une pièce où deux sœurs se retrouvent après quinze ans de silence. Depuis sa petite niche au bord de la scène, Léa doit suivre les répliques et secourir les mémoires défaillantes.
Mais une scène semble impossible à mener jusqu’au bout. Une coupe décidée à la hâte, un incident technique, une interruption imprévue détournent chaque fois la troupe de la même confrontation. Plus troublant encore, l’exemplaire annoté de Léa change entre deux répétitions. Des mots apparaissent là où elle est certaine de n’avoir rien lu.
Ses questions se heurtent aux explications évasives des comédiens et au silence de Marcel, le vieux régisseur. Entre les programmes oubliés des combles et les archives de la presse locale, Léa cherche ce que ce théâtre refuse de raconter.
À l’approche de la première, comprendre le texte ne suffira peut-être plus. Il faudra aussi trouver le courage de l’entendre jusqu’au bout.
Ma bibliothèque
Écouter un extrait
Cette histoire en chiffres
- Classement
- Non classée
- Vues · 30 jours
- 0
- Vues · 400 jours
- 0
Classement par affichages sur 30 jours parmi les histoires publiées. Ex æquo possibles ; sans affichage, cette histoire reste non classée.
Affichages de cette page sur les 30 derniers jours, pas lecteurs uniques ni lectures complètes.
Affichages enregistrés sur les 400 derniers jours, uniquement depuis le début du comptage. Ce ne sont pas des lectures complètes.
Extrait de l'histoire
Léa Berthier descendit du car de dix-sept heures avec un sac trop lourd pour une mission de quelques semaines et l'espoir, déjà un peu inquiet, que ce remplacement lui permettrait de financer la suite de sa formation. Le théâtre municipal de Vernailles se dressait au bout de la place, entre une pharmacie et une agence immobilière aux vitrines poussiéreuses, avec sa façade de pierre grise et son fronton où l'on distinguait encore, sous la peinture écaillée, les lettres d'un nom de compagnie disparue depuis longtemps. Rien, de l'extérieur, ne laissait deviner qu'on y montait encore des spectacles. Rien, non plus, ne laissait deviner ce qui allait s'y passer.
Léa vivait de contrats courts depuis deux ans, des remplacements glanés d'une ville à l'autre entre ses périodes de formation aux métiers du spectacle, et elle avait appris à ne jamais poser trop de questions sur les raisons d'une vacance de poste. Un régisseur porté malade la veille d'un filage, une habilleuse démissionnaire sans préavis, une souffleuse au poignet cassé. Le métier fonctionnait par accidents et remplacements de dernière minute, et elle s'était fait une règle de ne jamais chercher plus loin que le contrat lui-même. À Vernailles, pourtant, quelque chose dans la voix du directeur administratif au téléphone, une hésitation avant de préciser la durée exacte de la mission, l'avait suivie tout au long du trajet en car sans qu'elle sache y mettre un nom précis.
Elle avait reçu l'appel trois jours plus tôt, un lundi matin, alors qu'elle suivait sa deuxième année de formation aux techniques du spectacle à Rennes. La souffleuse habituelle du théâtre de Vernailles s'était fracturé le poignet en tombant dans l'escalier des loges, et la compagnie, à environ quatre semaines de la première, cherchait quelqu'un capable de tenir le texte pendant les répétitions puis les trois semaines de représentations. Léa avait dit oui avant même d'avoir raccroché. Son calendrier de formation lui permettait d'accepter ces sept semaines, à condition de revenir ensuite pour les dernières séances de l'année. Elle avait surtout pensé au travail qui l'attendait, sans s'attarder sur l'hésitation du directeur.
Histoire verrouillée
La suite de cette histoire est réservée aux lecteurs qui l'ont débloquée avec leurs crédits.
Débloquer cette histoire — 2 créditsAvis des lecteurs
Cette histoire n’a pas encore reçu de note.
Histoires du même genre
-

LE LOT QUI NE PART JAMAIS
Saisonnière à la conserverie Le Guen, dans le petit port breton de Port-Kermel, Maud Brizard ne pensait trouver qu’un emploi d’été. Jusqu’au jour où une (…)
48 min de lecture
-

L’ALLÉE DES INNOMMÉS
Pauline Rouvière revient à Fontarèche-sur-Vézère après la mort de son grand-père Gaston, marbrier funéraire, pour trier ses papiers et décider du sort de (…)
44 min de lecture
-

LE DIX-NEUVIÈME SOLSTICE
Inès Domingue, ingénieure du son fraîchement arrivée à Radio Cambrune, une radio associative installée dans une ancienne filature, prend son poste de nuit (…)
35 min de lecture